Arrestation d’un commis du parquet de Jacmel

Élicet César, le commis du parquet de Jacmel a été appréhendé ce lundi 29 août 2016 pour délit de fonction relevant  de la soustraction des effets mobiliers publics. Suite à un mandat d’amener émis contre ce dernier par la commissaire principale du parquet de Jacmel, Me Françoise Morailles, pour détournement et vente d’armes à feu constituant des corps de délit.

Élicet César a été appréhendé  et incarcéré le 29 août 2016 dans le cadre d’une opération  contre la corruption au sein de l’administration judiciaire, entamée par la commissaire du gouvernement du parquet de Jacmel, Me Françoise Morailles.

Le samedi 27 août écoulé, accompagné d’une équipe de parquetiers et d’un juge de paix, Me Morailles a entrepris des travaux de nettoyage au sein du dépôt et de la garde-à-vue du parquet, plusieurs  pièces à conviction, notamment des armes à feu ont disparu, a indiqué Me Morailles. Parmi les armes à feu en question se trouve l’arme du consul Guadeloupéen Louis Lafontant, confisquée lors des élections pour détention illégale entre les mains de son cousin. Interrogé par la  commissaire sur la disparition de l’arme, l’inculpé a indexé l’ancien commissaire du gouvernement de Jacmel Me Antoine Jean Féhaud comme le détenteur de l’arme, qui à son tour a précisé que tous les corps de délit sont sous le contrôle d’Élicet César.

La commissaire Morailles dit estimer que le présumé coupable appartient à  un réseau de corrompus fonctionnant à l’intérieur du parquet dont il est le représentant. Selon elle, Élicet César, qui est en charge du dépôt contenant les corps de délit,  a déjà réalisé pas mal de combines au sein de la juridiction,  incluant détournement de corps de délit, notamment d’armes à feu. Elle a toutefois attesté que suivant des enquêtes menées contre M. César, il serait identifié comme l’un des acteurs qui écoulent des armes à feu constituant des corps du délit au sein du parquet.

D’autres personnalités pourraient allonger la liste suivant ce qu’a expliqué la commissaire principale, mentionnant que d’autres cadres de son institution risqueraient d’être appréhendés également pour délit de fonction, vu que ce réseau regroupe plusieurs complices.  « Je ne compte pas m’arrêter là. Je ne fais que mon travail. La commissaire Morailles ne va pas cautionner la dégénérescence », a-t-elle martelé.

Par ailleurs, la représentante de l’Exécutif près du tribunal civil de Jacmel promet d’appliquer la loi dans la moindre de ses décisions. Elle note toutefois que  le présumé auteur du délit serait passible d’un an à cinq ans d’emprisonnement conformément à  la loi.
Ludgine  Dauphin

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