Claude Prépetit appelle à la vigilance face risques sismiques

Claude Prépetit.

 

Huit des 10 départements du pays sont à haut risque sismique, selon le directeur du Bureau des mines et de l’énergie, Claude Prépetit, qui présentait au ministère de la Communication, le lundi 9 avril 2018, le bilan des activités de son organisme pour la période allant du premier janvier au 31 mars de l’année en cours. Misant sur la prévention et la vigilance comme stratégie pour diminuer les dégâts en cas d’un tremblement de terre majeur en Haïti, le géologue annonce que l’État haïtien suit de près le département du Nord, celui des Nippes ainsi que la zone du lac Azuei.

Le Bureau des mines et de l’énergie a présenté son bulletin sismique pour le premier trimestre de l’année 2018. À l’occasion de la traditionnelle conférence de presse du ministère de la Communication tenue, le lundi 9 avril 2018, en ses locaux, le géologue Claude Prépetit a fait état de l’évolution des activités sismiques dans le pays pour les trois premiers mois de cette année. Durant cette période, environ 146 secousses ont été dénombrées sur l’ile entière incluant une vingtaine pour la République d’Haïti. L’ingénieur a précisé par ailleurs que nombre d’entre ces mini-séismes, n’excédant pas une magnitude de 4 sur l’échelle de Richter, sont localisés hors des principales failles du pays ce, qui selon lui, témoigne de la présence possible d’une quantité de failles secondaires qu’il faut identifier.

Les risques pour qu’Haïti soit victime d’un nouveau séisme majeur ne sont pas négligeables, de l’avis du directeur du BME. Les départements du Nord, du Nord- Est, du Nord-Ouest, de l’Ouest, du Sud-Est, du Sud, des Nippes, de la Grand’Anse ainsi que la partie sud du Plateau central sont considérés comme zones rouges en fonction de leur position par rapport à la faille de la presqu’île du Sud et à celle dénommée faille septentrionale qui traverse la région du Grand Nord. Le géologue a parlé également de risques de tsunami dans le cas où ces zones seraient frappées d’un séisme majeur. Il a encouragé la population haïtienne à rester vigilante quant aux alertes de tsunami dans les pays voisins.

En ce qui a trait aux secousses, il a soutenu par ailleurs que la majorité des secousses localisées ont leurs épicentres au niveau de la mer. Soulignant que la République dominicaine est beaucoup plus exposée qu’Haïti en matière de risque sismique, l’ingénieur Prépetit n’a pas négligé le fait qu’un séisme majeur en République voisine peut causer des dégâts considérables en Haïti.

Parallèlement, le responsable du BME s’est réjoui des efforts déjà consentis par l’État haïtien en matière de contrôle des activités sismiques. Il a annoncé notamment la mise en oeuvre de deux centres techniques, a-t-il estimé, visant à suivre le mouvement des plaques, et d’autre part, l’installation des appareils permettant de déterminer le lieu exact des épicentres à la suite des séismes. Selon M. Prépetit, les activités de contrôle se font de concert avec les autres réseaux de la région avec lesquels le BME développe de très bons rapports.

L’ingénieur Prépetit en a profité pour lancer un appel à la vigilance de la population en vue de diminuer les risques tout en reconnaissant que les phénomènes sismiques ne sont pas prévisibles. Mettant aussi l’accent sur la prévention comme meilleure stratégie en matière de gestion des risques, monsieur Prépetit a indiqué, plus loin, la nécessité de respecter et de mettre en application les normes de construction élaborées par les autorités compétentes.

Daniel Sévère

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