Hait-Elections: PHTK et Fanmi Lavalas s’autoproclament déjà vainqueurs du scrutin du 20 novembre! la communauté internationale preoccupée

La tension monte dans les rues de Port-au Prince au lendemain du scrutin du dimanche 20 novembre. Deux  partis politiques PHTK et Fanmi Lavalas crient déjà la  victoire de leur candidat  au premier tour de l’élection présidentielle en Haïti. Des déclarations prématurées qui sont interdites par le décret électoral du 2 mars 2015 et que  la communauté internationale critique largement. En, effet , seul le Conseil électoral Provisoire (CEP) est habilité à publier les résultats.

« Le candidat Jovenel Moïse est le président élu d’Haïti », a déclaré Rudy Hérivaux, porte-parole du PHTK, en conférence de presse lundi 21 novembre, tout en affirmant que ce n’est pas un mystère, officiellement, le monde entier sait qui est le président élu d’Haïti.

Parallèlement  des centaines de sympathisants du parti Fanmi Lavalas issus des quartiers populaires  avaient investi les rues de la capitale  pour, eux aussi, revendiquer la victoire et dénoncer un complot  du CEP, de l’Exécutif et des medias contre leur candidat Maryse Narcisse. Des journalistes ont été  agressés  verbalement par ces manifestants qui se faisaient très menaçants.

Notre choix a été clair mais le PHTK essaie tout pour dévier le vote du peuple », a dénoncé Lucher Jean-Joseph, étudiant en droit avant de lancer « « On va rester dans les rues jusqu’à ce qu’on nous donne ce qu’on a donné dans les urnes: on a voté Maryse Narcisse, elle a gagné dès le premier tour, y’a pas à sortir de là. Ils veulent la révolution, on va leur donner »

Un appel au respect des institutions a été lancé par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon, après les déclarations de victoire des partisans du PHTK et de Fanmi Lavalas. Ban Ki Moon  a « exhorté tous les acteurs à attendre les résultats proclamés par le CEP et à avoir recours uniquement aux voies légales en cas de contestation ».

Dans la même veine, l’Organisation des Etats Américains (OEA), qui compte une mission d’observation électorale de 130 membres, a également incité les partis à faire preuve de retenue.

« Nous ne sommes pas d’accord avec les partis politiques qui font des déclarations et ne respectent les institutions », a indiqué Gerardo De Icaza, directeur du département de l’OEA en Haïti pour la coopération et l’observation électorale, après la présentation du rapport préliminaire de la mission d’observation.

Tout en reconnaissant que « c’est impossible pour nous de contrôler les déclarations des partis politiques: ils ont leur propre stratégie. Toutefois, il rappelle qu’il est important que les gens attendent les résultats officiels et ne soient pas influencés par les déclarations politiques.

Plus infos: hpnhaiti.com

 

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