HAITI OU LA CULTURE DU STATU QUO

La société haïtienne depuis sa création a connu  des périodes difficiles, une situation politique  précaire, instable, des chocs culturels et une condition socio-économique  chaotique. Beaucoup se réjouissent et revendiquent une grande fierté d’être la première République noire qui a cassée la chaîne de l’esclavage et demander aux colons d’être affranchis sans aucun remord, ni regret._

«Vivre libre ou mourir »  avait dit  le père de l’indépendance de la nation haïtienne  s’en suis la signature de l’acte de l’indépendance.

Haïti rime de nos jours  au rang du désespoir d’où l’on se demande où sont passé les hommes d’honneur qui avaient juré  d’œuvrer pour une société haïtienne plus inclusive, en perte d’identité, absence de valeur et de repère.

« Tant vaut l’éducation, tant vaut la nation ».

« La justice élève une nation, l’injustice la déshonore et la corruption la détruit ».

Les défenseurs des beaux discours en période électorales qui font le pied de grue dans les coins les plus obscurs et sinueux en quête du sésame rare, qui, une fois élus, sont des abonnés absents au parlement et dans leurs postes respectifs. Ils parlent, veulent conduire Haïti vers un état de droit, vers un pays où le respect des normes et principes sont bafoués.Mais au vu, au su des faits et gestes de ces élus, aucun n’est  crédible aux yeux de la société qu’elle représente sur la scène locale et internationale…

On se rappelle ces différentes palabres de dirigeants :

«  Roch nan dlo, bral konn doulè roch nan soleil … » ; La pierre qui est dans l’eau connaîtra la douleur de la pierre exposée au soleil.

«  Pa négligé bayo sa yo mérité… » ; Ne pas négligé de leur donné ce qu’ils méritent.

« Ti kozé anba tonel… » ; Une petite causerie sous la tonnelle

« A l’impossible nous sommes tenus… »

« Najé pou’w soti… » ;  Débrouille toi de nager pour sortie dans l’eau

«  Gadém nan jé map gadéw nan jé » ; Regarde-moi dans les yeux, je te regarde aussi dans les yeux.

«Eleksyon tête dwat… » ;Eleksyon droit devant

« Lew président wa konprann… » ; Quand tu seras président tu comprendras

« Mwengenyon container nan yon bateau sou dlo chajé avek kay kigen poul rivé nan péyi a bientôt… » ; J’ai un container dans un navire en plein mer remplie de maison  qui doit arriver au pays bientôt.

Tous ces dignitaires ce sont moqués du peuple d’une façon ou d’une autre avec des complices de tous bords, ainsi va la vie.

 

OU VA HAITI ET POURQUOI ELLE MARCHE A RECULONS ?

Nous allons explorer au cours de ces lignes les méfaits de cette dérive qui entraine le pays dite première République noire indépendante : L’absence de leadership et l’insouciance successifs des différents hommes qui décident pour le peuple, n’ont jamais eu des programmes de développement efficaces et cohérents. Est-ce une culture d’ont-ils ne peuvent se défaire ? Un bref rappel dans le passé : Les lieutenants de Dessalines le proclamèrent Gouverneur général à vie de l’île d’Haïti, jurèrent d’obéir aveuglément le droit de faire la paix et la guerre et de nommer son successeur…

L’histoire n’a-t-elle pas fait son chemin…

Ce pays à près de 10 millions d’habitants, d’après les chiffres de l’Unicef pour l’année 2016, reste le pays le moins développé de l’hémisphère occidental, le classement selon l’indice de développement humain 78%  de la population vit sous le seuil de la pauvreté absolue et 56% dans une pauvreté extrême.

 

OU SONT PASSES LES HOMMES D’HONNEUR ?

Haïti semble ne pas posséder  à l’intérieur du pays  de groupe de penseurs capables d’avoir une vue d’ensemble, afin de promouvoir  des grands axes stratégiques pour un développement réel du pays.

Combien d’haïtien possède une pièce d’identité ?

Dans quelle condition le renouvellement d’une telle pièce  peut-elle se produire dans ce pays ?

Considèrent-ont que  les haïtiens sont tous égaux entre eux ?

Dans Le secteur du transport en commun c’est l’anarchie la plus totale, les conducteurs décident comme bon leur semble sous les yeux complices des autorités sans se soucier de rien… La performance médiocre des différents services de l’état mélangé avec un dosage démesuré de corruption donne un avenir  incertain, de ce pays jadis  surnommé « la perle des  Antilles », laisse un goût amer, et  fait la risée de ses frères du continent Africain et caribéen.

Le mot patriotisme est une échappatoire, vil de sens, sans aucune moralité… Beaucoup le revendique encore pourtant le matérialisme prime au-dessus. Haïti n’a pas connu  des époques de splendeur avec ses dizaines de parties politiques sans idéologies constructives et conviction aucune ; ils déambulent dans les rues comme des caisses de résonnances,  pas de projets de sociétés viables, absences d’idées innovantes ou le fanatisme débordant fait oublier le principe de la bonne gouvernance, et l’estime de soi…

A ce jour, sur le plan environnemental, la déforestation a atteint près de 98%. Rien n’est fait pour stopper ce grand désordre, tout roule pour le meilleur du monde.

Dans les centres hospitaliers c’est la désolation et le grand désordre ; personne n’est responsable, on ne s’occupe pas non plus  de la santé mentale, physique et psychologique de la population.

Tous les indicateurs montrent qu’Haïti ne progresse pas, le pays n’avance pas, une politique de dépravation sans avenir, sans vision, absorbe tout, la corruption gangrène et pourrit le tissu si fragile, le pays se meurt.

Les infrastructures permettant de venir en aide de toute urgence est une denrée rare, quelquefois quasiment inexistant. On se rappelle les deux grands incendies qui ont eu lieu dans le pays, le premier dans la ville de Hinche dans le département du centre, le 16 mars 2016 ;grâce aux soldats Onusien le sinistre apu être  circonscrit et le second incendie aussi spectaculaire dans un ancien hôtel à Pétion Ville département Ouest ;  la ville considérée comme étant le territoire  où habite les plus fortunés du pays. Pourtant cette municipalité ne possède pas un camion pompier, dépourvu de tout moyen pouvant venir au secours d’un administré.

Mettre à nu les détours de cette République  où beaucoup de grands projets ont été conçus pour le développement en tout genre. Mais, en 2016le constat est toujours aussi alarmant de voir des femmes et des hommes vivant en dehors  toutes normes  dedignité humaine. Vivre au quotidien en Haïti décemment est encore un rêve et demeure encore un défi.

Le pays rentre dans une phase électoraledécisive où le peuple est appelé en ses comices pour la énième fois afin d’élire de nouveaux dirigeants qui sauront ou qui vont prendre des décisions pour ou contre le bien-être de leurs concitoyens. L’avenir dira si les futurs élus seront des hommes debout qui pourront aider à reconstruire ce pays en quête de repères, et se construire une nouvelle identité avant qu’il ne soit trop tard, et redonner une  fierté aux haïtiens afin qu’ils  puissent croire en un avenir stable et équilibré.

Peterson HERCULE

Journaliste Reporter d’Images Monteur – JRIM

France, Août2016

presscaraibes@gmail.com        

 

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