Le rapport remis à l’assemblée

Le rapport de la Commission éthique et anti-corruption a été consensuellement accueilli par l’assemblée des sénateurs. La balle est à présent dans le camp du président du Sénat de la République, Ronald Larêche. Sa mission consiste à former une commission spéciale de suivi et d’approfondissement pour les recommandations dudit rapport.

Le rapport de la Commission éthique et anti-corruption autour de la gestion des fonds PetroCaribe n’a pas été adopté. Cependant, un consensus a été trouvé autour de ce document. L’information a été confirmée par le président de la Commission éthique et anti-corruption du Sénat, Youri Latortue, qui a fait cette déclaration en marge d’une séance tenue  en assemblée au Sénat, le mardi 23 août 2016.

Les travaux de la commission permanente ont pris fin. Un consensus a été trouvé entre l’assemblée des sénateurs autour de ce document. Une initiative que salue le président de la Commission éthique et anti-corruption du Grand-Corps, Youri Latortue. Dans l’intervalle, poursuit-il, il revient au président du Sénat de la République, Ronald Larêche  d’y donner suite. Pour ce faire, il devra, suivant l’assentiment de l’assemblée, former une commission spéciale avec l’intégration d’un sénateur tenant compte de chaque groupe politique (minoritaire, majoritaire et le centre). Elle sera constituée de cinq (5) membres. Laquelle commission aura pour mission d’approfondir et de faire le suivi des recommandations du rapport.

S’agissant du consensus autour de ce rapport, le président de la commission l’a assimilé à une grande victoire. Environ 14 sénateurs ont favorablement accueilli ce document. Ce faisant, la commission est parvenue à vaincre les forces obscures qui avaient engagé une campagne d’intoxication contre les travaux de ladite structure. « Aujourd’hui, nous avons le cœur net. Puisque ce rapport sera acheminé à une commission de suivi, exigeant d’ailleurs son approfondissement en intégrant d’autres noms qui sont également concernés par les recommandations de ce document », a fait savoir Youri Latortue.

À entendre le parlementaire, un nombre important de dérives ont été enregistrées dans le cadre de la gestion du fonds PetroCaribe. Ce qui a conduit à la formulation d’un ensemble de recommandations. Celles-ci méritent d’être approfondies. À son avis, il est inconcevable que des anciens hauts fonctionnaires  de l’État comme des ministres, anciens Premiers ministres aient remué ciel et terre pour empêcher l’aboutissement des travaux des commissaires. N’optant pas pour la polémique, dit-il, le président de la commission a indiqué que certains d’entre eux sont allés jusqu’à demander à des pères conscrits d’infirmer le quorum en laissant la salle de séance. Il s’est toutefois gardé de citer les noms de ces anciens dignitaires, en disant ne pas comprendre leur inquiétude, alors qu’ils claironnent à longueur de journée sur toutes les stations de radio  qu’ils n’ont pas dilapidé les fonds de l’État.

Dans cette optique, l’ancien conseiller de l’ex-président Michel J. Martelly a indiqué que la corruption relève d’une tradition. Elle résulte de l’implication des (personnes) nanties qui mobilisent d’importantes sommes d’argent (pour soudoyer des fonctionnaires) au moment où la Justice doit les auditionner. Ce, en vue de bloquer l’aboutissement des travaux de ladite institution.

 

À rappeler que cette séance avait conduit à la ratification du choix du Conseil d’administration de la Banque de la République d’Haïti (BRH), du directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH) désigné depuis le 8 avril 2016 par le président provisoire de la République, Jocelerme Privert. À cela s’ajoute le vote d’une résolution à l’unanimité par les dix-huit sénateurs présents. Par cette résolution, ils exigent du gouvernement le retrait des nouveaux tarifs fixés sur les produits pétroliers.

 

Reynold Aris

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