Les syndicalistes toujours en résistance au gouvernement

« Il sera très difficile de trouver un accord avec le gouvernement », affirme Jacques Anderson Desroches, représentant du secteur transport terrestre haïtien. Selon le syndicaliste, les discussions se poursuivent entre les syndicats de transport et le gouvernement. Mais s’il faut lui faire confiance, les deux parties n’arrivent pas jusqu’à présent (jeudi 1er septembre) à trouver l’accord tant souhaité par le gouvernement pour augmenter les prix du carburant dans le pays.

Les discussions se poursuivent. Mais nous ne sommes pas sûrs qu’un accord va être réellement signé avec le gouvernement. Car leurs propositions ne sont en rien en faveur de la population », déclare Jacques Anderson Desroches joint au téléphone par le journal le jeudi 1er septembre. Le syndicaliste du secteur transport terrestre haïtien promet de ne signer aucun accord avec le gouvernement qui ne soit réellement avantageux pour la population.

De son côté, Duclot Bénissoit, coordonnateur de la Plateforme nationale des syndicats de transport fidèle (PNSTF), s’est montré plus courtois. « Nous sommes à un stade très avancé dans les discussions avec le gouvernement. Mais nous n’arrivons pas encore à un accord», a déclaré le syndicaliste. M. Bénissoit pense que l’accord ne devrait pas trop tarder à être signé entre les deux parties. « Nous ne savons pas quel jour exactement on va signer cet accord ; d’ici lundi peut-être l’on peut y arriver », a-t-il confié au National.

Au terme de leur réunion avec le président de la République, Jocelerme Privert, le lundi 29 août dernier, les syndicalistes avaient demandé un délai de 24 heures pour réfléchir sur les différents scénarios présentés par le chef de l’´Etat pour augmenter coûte que coûte les prix à la pompe. Mais jusqu’à ce jeudi 1er septembre, cet accord tarde à être signé entre les deux parties. Pour cause, apprend-on des syndicalistes, les propositions du gouvernement sont trop loin d’être en faveur de la population.

Pas d’augmentation des prix du carburant avant la rentrée des classes

Selon le coordonnateur de la PNSTF, pour signer cet accord avec le gouvernement, seule une augmentation de 15 gourdes sur la gazoline est envisageable. De plus, le syndicaliste dit exiger que le gouvernement accorde une assurance maladie aux chauffeurs et des subventions aux parents pour la rentrée des classes.

Même si le gouvernement parvient à trouver un accord avec le monde syndical, une chose reste certaine, selon M. Bénissoit, pas d’augmentation des prix du carburant avant la rentrée des classes. En effet, pour Duclot Benissoit cela ne ferait qu’augmenter les soucis des parents. » Tout éventuel ajustement dans les prix des produits pétroliers doit se faire après la rentrée des classes. Cela évitera que les parents soient soumis à beaucoup plus de difficultés pour envoyer leurs enfants à l’école, affirme le syndicaliste qui se montre plutôt compréhensif face à la décision du gouvernement de réviser à la hausse les prix de l’essence. Lors de la réunion avec les syndicalistes le lundi 29 août 2016, le président de la République s’était montré déterminé à augmenter les prix du carburant sur le marché. En effet, Jocelerme Privert avait présenté plusieurs scénarios aux responsables de syndicat de transport pour l’augmentation des prix.

Outre sa proposition d’ajouter 30 gourdes sur le gallon de la gazoline et du gasoil, et 25 gourdes sur le kérosène, Jocelerme Privert avait présenté un scénario de 25, 22 et 15 pour les trois carburants respectivement cités. Le président a également proposé des scénarios 22 /16/15 et 16/16/12, tous rejetés par les syndicalistes qui les trouvent toujours exagérés.

Ritzamarum Zétrenne

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