Politique en Haiti: Profonde reflexion sur les candidats

Il faut tout de même comprendre aujourd’hui que les candidats ayant participés au débat du Groupe d’intervention en affaires publiques (GIAP), ne découvrent pas  la médiocrité et l’ignorance, ou, ne revèlent pas un degré zéro qui leur soit antérieur mais qu’ils constituent  à la fois en somme, notre nullité, notre fléau quotidien et les personnalités qui se veulent, ou qui prétendent être la réponse à notre dégradation (paradoxe)…
Un politique (candidat) n’a pas à venir à se plaindre devant les cameras, mais doit nous apporter en référence à son projet de société, ses stratégies à réaliser ou résoudre des problèmes pendant une période donnée. Exemple: Si le politique veut refonder l’éducation, il vous dira notre première intervention se portera sur l’éducation, pourquoi? Et bien, parce que l’éducation à tel ou tel problème, voici les données chiffrées et voilà comment on va résoudre ces problèmes là.
Notre projet durera 10 ans, nous aurons une équipe de ceci, de cela, une équipe pour gerer le projet etc…  Nous espérons que les gouvernements qui nous succederons feront les suivis…C’est ça un politique (politicien)! Cet exemple nous montre qu’un politique est  celui qui propose des solutions aux problèmes sociaux en emprutant un langage clair, précis et un discours rationnel relatifs aux solutions proposées…
Le débat/GIAP était selon notre analyse, un petit test de compréhension mais qui a révélé tout de même, l’inconsistance de nos illusionnistes (politiciens) au discours facile, voilà pourquoi ils n’ont pas hésité à ramener les questions sur d’autres terrains comme: la politique corruptrice et la polémique qu’elle fait émerger.
Autrement dit ce n’était pas un débat entre des politiciens qui ont une idée claire des différents problèmes auxquels fait face le pays et qui veulent par conséquent, à travers une série d’interventions ordonnées, mesurées ou calculées, pallier ces problèmes là.
Il n’a pas eu des politiciens-dans le vrai sens du terme-dans ce débat. Qui d’entre les différents fanatiques qui y assistaient ne pouvaient faire une intervention similaire à celle de chaque candidat?
Qui d’entre nous ne peut pas dire que: ‘’je vais relancer la production nationale, renégocier la question de l’énergie avec les compagnie privées, mettre de la nourriture dans nos assiettes, créer des pôles de développement. répartir les richesses et créer une stabilité politique afin que viennent des investisseurs’’? Qui ne peut pas promettre de changer Haiti en Eldorado d’ici 2018?
Enfin, je ne comprends toujours pas pourquoi l’on se vante ou du moins, on est vanté pour avoir articulé ces propos! Je ne comprends pas comment des intellectuels, des universitaires et autres, peuvent brandir qu’untel l’a emporté sur untel après avoir regardé ce spectacle outrageux pour la notion même de politique!
Sommes-nous tous aphasiques sauf les candidats? “Oh kandida entèl byen pase yèswa!” “Candidat untel l’a emporté hier soir”. déprimé sont les gens avisés, pas de place pour le changement et pour la politique émancipatrice car les politiciens sont rares en Haiti.
J’écrivais dans un article que nous aurons à choisir entre le choléra et l’ébola et le débat de mardi dernier m’a confirmé. Sans vouloir offenser nos politiques, je pense que les élections devraient être une période d’emploi pour les psychologues (cliniciens, neuropsychologues, cognitivistes, psycholinguistes) et les psychanalystes.
Diagnostique, Test d’intelligence ou l’Évaluation psychométrique globale (WISC-IV), test de personnalité et même la batterie d’ISADYLE nous serait très utile pendant cette période. Mais une chose est certaines, l’expansion ou l’extention de cette discipline et autres entraînerait la fin de beaucoup de politiciens, de partis politiques et des candidats qui se cachent sous le manteau de leader.
Il y a donc intérêt à maintenir l’université ainsi, maintenir les sciences humaines et sociales ainsi pour maintenir le système lui-même!
C’est là, le noyau du problème et beaucoup d’étudiants et de professeurs refusent de ramener le débat sur ce terrain là en preferrant de tomber sous les charmes de certains populistes en miniature. Je suis d’accord de ne pas préjuger le gout et la préférence des uns et des autres, mais combien de fois avons-nous entendu un candidat articuler l’université comme le lieu ou le centre par lequel et à travers lequel vont déployer ses politiques de changement? Ils sont encore des australopithèques et le danger c’est qu’ils sont fiers et se croient capables de rivaliser la République Dominicaine?
Les voter c’est retourner à l’âge de la pierre…Quel candidat à une alternative pour l’UEH face à cette crise? Comment un candidat peut se targuer d’être la résolution à nos problèmes sans comprendre la valeur des connaissances scientifiques? D’autres ne savent même pas l’importance des collectivités territoriales dans tout processus de changement d’un pays?
C’est triste que nous débattons quotidiennement la question des ventres qui cargouillent, voilà pourquoi que certains candidats avancent que le remplissage des ventres vides (par n’importe quoi) changera la pays. Le vote dévient intrinsèquement lié aux entrailles (triples) des voteurs, alors qu’ils sont beaucoup à nous faire croire  que nous sommes libres de voter. Souverains, nous n’avons pas les moyens de l’être tant que ce sont des plats chauds et des billets de mille gourdes (d’Hyppolite) qui définissent notre être et nos agirs politiques!
Nicodem Jean-Baptiste
Journaliste et Certifié en psychologie
denzarahaiti@gmail.con

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