16 décembre 2020: Fanmi Lavalas prône une mobilisation intense capable d’accoucher d’une transition de rupture

Ce 16 décembre ramène le 30e anniversaire de la première élection présidentielle démocratique jamais organisée en Haïti après le départ de Jn Claude Duvalier. Cette compétition électorale avait conduit au pouvoir le prêtre charismatique Jean Bertrand Aristide, victoire inédite dans l’histoire récente du pays. Cette victoire qui a vite été gâchée par le coup d’État militaire du 30 septembre 1991 laisse aujourd’hui encore un goût amère dans la bouche des lavalassiens qui pensent que le pays serait mieux aujourd’hui. Dans une note publiée à l’occasion, Fanmi Lavalas appelle à la mobilisation pour débarrasser le pays de ce qu’elle appelle “le système peze souse”.

Dans ce document, le Comité Exécutif de Fanmi Lavalas décrit une Haïti où tout va pour le pire. Il cite en exemple l’insécurité, la criminalité et le kidnapping, la famine, le chômage entre autres. Ces problèmes qui se sont installés en maîtres dans le pays au cours des 30 dernières années sont les corollaires du coup d’État militaire ayant chassé Jean Bertrand Aristide du pouvoir selon le Comité Exécutif.
“Si pat gen koudeta kont Papa Desalin an 1806, koudeta kont Lavalas an 1991, koudeta kidnapinn 2004, koudeta elektoral 2017, jodia nou tap deja genyen yon bèl bèl Ayiti”, écrit le Comité dans cette note portant la signature de Maryse Narcisse, Joël Edouard Vorbe, Jean Myrto Julien et Anthony Dessources. Ces derniers disent s’accrocher plus que jamais à la vision du 16 décembre 1990 pour que les 30 prochaines années soient meilleures et prometteuses pour tous, notamment les plus vulnérables.
Pour y parvenir, Fanmi Lavalas pense que la mobilisation et la résistance face à ce système restent les options salutaires. Pour cela, le Comité Exécutif, dans ce document lance un appel à la mobilisation en vue de renverser le système et installer un gouvernement de salut public.

“Pou kase chenn esklavaj la, Gran Gran Paran nou yo te fè lejitim defans. Jodia tou, pou kase chenn esklavaj modèn nan, nou oblije makònen fòs lejitim defans la pou youn pwoteje lòt. La Défense est un droit sacré. Plis nou mobilize pou defann dwa nou, plis ensekirite pwograme a ap kaba. Esklavaj modèn sa a ki itilize zam ensekirite pwograme a, se pou entere dwa chak moun genyen”,conclut la note.

Guy Fleurimond