Haïti-Kidnapping : Je vivrais mieux si j’étais kidnappeur, une Réflexion du jeune Journaliste Jameson Occéan

Sur la terre de Dessalines en 2021 , il devient plus facile de vivre en paix quand on est malfaiteur. Cette réalité dit paradoxale n’est point un hasard,mais plutôt le résultat de la passivité de la justice haïtienne donc , l’impunité. D’où cette tolérance aussi nocive à la sécurité provoque la vie infernale aux paisibles citoyens.Par conséquent, certains d’entre eux veulent vivre en toute sérénité comme un kidnappeur,ils veulent donc la protection de l’État.

Bouboule ainsi connu , est un habitant     d‘un quartier populaire à Port-au-Prince, motard âgé de 29 ans,père de deux enfants , assit sur sa moto, ce jeune homme noir au crâne rasé avoue qu’il est tourmenté par le phénomène du kidnapping. Il s’inquiète pour ses enfants et ne peut continuer à vivre d’une telle manière dans ce jungle.

« Je paie toutes mes taxes pourtant je ne peux jouir d’aucun droit fondamental. Il est clair qu’aujourd’hui nos leaders ne sont là que pour leurs poches, pourvu qu’ils ont le pouvoir, c’est suffisant. Tandis que chaque jour il y a les cas de kidnapping qui s’augment , ils n’ont rien dit. Les kidnappeurs sont plus en sécurité que nous les paisibles citoyens. Et moi, je veux à tout prix être en sécurité comme eux.Car ces dernières semaines , des véhicules immatriculés Service de l’État sont utilisés par les ravisseurs. Donc, l’État n’est pas innocent dans cette situation. Je vivrais mieux si j’étais kidnappeur. Car je serais protégé » , déclare Bouboule.

Beaucoup ceux questionnent, cherchant à déterminer si ce jeune garçon a raison. Ben, pour Geraldo, un autre citoyen, non seulement Bouboule a raison, les responsables de la sécurité du pays devraient faire du kidnapping une profession s’ils n’ont pas toutes fois la bonne volonté de l’empêcher.

« Vous imaginez, les kidnappeurs ne sont pas aussi formés que beaucoup d’entre nous tandis qu’ils ont de quoi à vivre au bon gré de certains de nos dirigeants. Ils sont protégés, tandis que nous les pauvres citoyens honnêtes sont en danger. Grangou nan vant pas dous,kidnapè yo manje,bwè chak jou,yo kidnape nou alèz anba 2 grenn je lapolis. C’est-à-dire, ils ont un bras légal comme soutien. Les autorités ne veulent pas freiner ce phénomène, il serait mieux d’ouvrir une école de kidnapping. Moi, j’y irais. Je veux être tranquille chez-moi et je veux de quoi à vivre »

Le kidnapping à une certaine époque était la pierre d’achoppement pour les gens de Port-au-Prince et de ses environs. Mais de nos jours, il est partout sur le territoire, il n’épargne personne. La preuve en est bien grande ; Des étrangers, des petits commerçants, des écoliers, des professionnels importants dans la vie quotidienne du pays et même des policiers ont été kidnappés et de grandes sommes ont été réclamées en rançon. Les citoyens sont à bout de nerfs envers les autorités en place. Plusieurs marches de dénonciation ont été tentées, mais ont été interrompues par la police nationale sous des coups de gaz lacrymogène. Quel gâchis pour le pays, quand des jeunes préféraient d’être kidnappeur afin qu’ils puissent vivre en toute tranquillité!

Jameson Occéan