Un Protocole d’accord signé entre l’ambassade de Suisse en Haïti et l’Université d’Etat d’Haïti sur la gestion intégrée des risques

Faisant de la gestion des risques une de ses priorités, le gouvernement suisse à travers son ambassade en Haïti signe un protocole d’accord avec l’Université d’Etat d’Haïti, qui entre dans le cadre d’une stratégie de coopération 2018-2021, en veillant, d’une part,  à ce que la gestion de risques soit intégrée dans l’ensemble des programmes mis sur pied par le gouvernement suisse en Haïti et d’autre part en s’engageant à travers des projets spécifiques. Ces engagements s’alignent au plan national de gestion des risques et des désastres (PNGRD 2019-2030) du gouvernement haïtien.

Dans cet accord dont le communiqué est publié sur la page facebook de l’ambassade, le gouvernement suisse appuie l’Université d’Etat d’Haïti à porter le transfert de compétences nécessaires aux cadres nationaux. Il s’agit de poser les bases pour la mise en place au niveau national d’un groupe de professionnels de haut niveau capables d’appuyer les acteurs locaux dans l’identification des actions de réduction des risques liés aux aléas naturels. En particulier, la formation a pour objectif d’établir avec des collectivités locales des outils adaptés pour travailler efficacement la gestion intégrée des risques naturels.

Ce communiqué précise que cette formation continue porte sur l’analyse des dangers et des enjeux, l’établissement de plans d’actions de réduction des risques, le dimensionnement des ouvrages de protection et l’ingénierie sociale. Les formations théoriques sont complétées par un travail de terrain avec les communes de Jacmel, Cayes-Jacmel et Vallée-de-Jacmel pour déboucher sur des plans d’actions de réduction des risques. Il s’agit de mettre en place avec lesdites communes, les bases pour mettre en œuvre des actions ciblées de prévention, de préparation et de réponse en cas de catastrophe.
23 cadres issus des institutions suivantes mèneront cette première formation dans une période de 5 semaines : la Direction Générale de la Protection Civile, la Faculté des Sciences, la Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire, l’Ecole nationale de Géologie Appliquée, le Centre National de l’Information Géospatiale, le Bureau des Mines et de l’Energie, le Laboratoire National des Bâtiments et Travaux Publics et le Collège National des Ingénieurs et Architectes Haïtiens.

« compte tenu de l’importance de la problématique du risque dans notre pays, une mobilisation de l’ensemble des institutions d’enseignement supérieur s’impose. Il est en fait question, non seulement de comprendre la nature et la gravité des menaces naturelles, mais aussi d’anticiper ou d’évaluer leurs impacts éventuels sur la vie sociale, de reconstituer la représentation sociale des risques et d’identifier les moyens, à la fois individuels et collectifs, de mitigation, de prévention. L’Université d’État, de son côté, est prête à mobiliser la plupart de ses entités qui seront invitées à participer, sous le leadership scientifique de l’URGéO, à cette grande entreprise »,  a fait savoir le Recteur de l’Université d’Etat d’Haïti, M. Fritz Deshommes, dans son discours de circonstance.

A noter que Cette initiative vient élargir le partenariat déjà en place depuis 2015 avec les directions techniques nationales actives dans la gestion des risques à l’Université d’Etat d’Haïti. L’ambassade dit « prioriser la mise en capacités des acteurs nationaux et locaux comme approche de travail pour qu’ils portent eux-mêmes les actions de réduction des risques liés aux aléas naturels ».

Guy Fleurimond